La structure Ben & Jerry - Une recette pour un désastre ?

Nous avons été interviewés par MT/Sprout sur la construction entre Ben & Jerry's et Unilever. Le fabricant de glaces à mission - après un précédent conflit au sujet de la Palestine - est à nouveau en conflit avec sa société mère au sujet de projets de lancement d'un parfum de glace spécial anti-Trump.

Cette configuration était une solution de rechange insoutenable pour Ben & Jerry's. Elle s'est avérée trop difficile pour les intérêts à court terme des actionnaires. Elle s'est avérée être un trop grand défi pour les intérêts à court terme des actionnaires.
Malgré la mission...

Limites de la conception

L'autonomie de Ben & Jerry's atteint-elle ici ses limites ? Leur structure - établie au moment de l'acquisition en 2000 - avec un "conseil indépendant" qui protège la mission est tout simplement beaucoup trop faible.

Surtout maintenant, en période de concentration extrême du pouvoir, lorsque le milliardaire Nelson Peltz, un ami proche de Trump, a également obtenu un siège au conseil d'administration.
Le fait est qu'Unilever veut simplement créer plus de valeur pour l'actionnaire. Le bénéfice de 11 milliards d'euros à partir de 2024 n'est pas suffisant.

La seule affaire des affaires est l'affaire - cette règle s'applique une fois de plus.

Notre conseil sans détour : Si Ben & Jerry's veut vraiment être axée sur sa mission, elle devrait simplement se racheter et devenir une steward-owned. C'est la protection ultime pour rester libre, autonome et entièrement concentré sur l'impact - la garantie ultime de l'alignement de la mission.

Avec leur comportement rebelle en Palestine et les affrontements avec Trump, ils ont probablement déjà effrayé les acheteurs "traditionnels" potentiels. Alors qui sait, ce n'est peut-être pas une idée si folle...

Et une marque d'amour activiste comme Ben & Jerry's a-t-elle vraiment besoin de l'accès au marché d'un géant comme Unilever pour survivre ?

Bye Bye PDG

David Stever, PDG de Ben & Jerry's, est la prochaine victime de la "primauté des actionnaires"...

Le conflit permanent sur l'activisme politique de la marque a été à l'origine de son départ, malgré l'accord conclu en 2000 selon lequel Ben & Jerry's serait toujours autorisée à maintenir sa "mission sociale".

Ainsi, bye bye le PDG... après avoir servi l'entreprise pendant plus de 30 ans.

Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour trouver des exemples similaires dans de grandes entreprises :

  1. Emmanuel Faber a été remplacé en 2021 après que les actionnaires de Danone ont critiqué l'importance qu'il accordait au développement durable et aux objectifs sociaux, au détriment, selon eux, des résultats financiers.

  2. Et puis il y a l'histoire bien connue de Paul Polman chez (à nouveau) Unilever. Au cours de son mandat jusqu'en 2018, il a encouragé la transformation de la multinationale en matière de développement durable, avec succès d'ailleurs. Mais en fin de compte, cela a conduit à une "retraite" (à grande échelle ?).

  3. En 2023, le "patron des énergies renouvelables" de Shell, Thomas Brostrom, est également parti à la suite d'un "changement stratégique"... vous vous en doutez probablement...

Et le prochain grand nom ?

Une prédiction de notre site ? Le PDG de Nestlé, Mark Schneider, qui met l'accent sur le développement durable, la santé et l'agriculture régénératrice, risque de se heurter à une trop grande résistance de la part des investisseurs. Il pourrait bien être la prochaine victime du phénomène de "primauté des actionnaires"...

Notre avis : il est temps de se libérer

Pour retrouver son indépendance, la marque doit explorer d'autres structures de propriété. Imaginez que Ben & Jerry's devienne Steward-owned. Ce serait la seule et ultime garantie de l'alignement de la mission.

Steward-ownership signifie que les droits de vote et les droits financiers sont légalement séparés. Les droits de vote ne sont pas détenus par les actionnaires, mais par ce que l'on appelle les " stewards". Ces derniers stewards comme des propriétaires à part entière. Ils ne détiennent pas d'actions assorties de droits aux bénéfices et ne sont donc pas motivés par des incitations financières.

Leur rôle est de veiller à ce que la mission reste centrale : que la stratégie soit axée sur la mission et que les bénéfices servent cette mission.

Pourquoi ne pas le faire ?

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